BLAMMA! BLAMMA! – "COLLIDE SPARKS" / POUR UN RAPIDE SURVOL DU SLOW MOTION

Généralement les clips à vitesse ralentie se ressemblent, jouant sur les effets spectaculaires générés par des objets en phase de propulsion, de collision ou d'explosion. Régulièrement utilisés pour illustrer des morceaux electro, c'est le rythme du montage plutôt que celui de l'action qui est synchronisé avec la musique.   BLAMMA! BLAMMA! – "COLLIDE SPARKS" (Christopher Hewitt, 03/09) / Télécharger la vidéo en MOV   La dernière vidéo en date de Blamma! Blamma! n'y fait pas exception, et est à certains égards peu surprenante. Elle peut cependant être l'occasion d'une comparaison avec plusieurs vidéos récentes…   THUNDERHEIST – "JERK IT" (That Go, 06/08)   JUSTICE – "WE ARE YOUR FRIEND" (Rozan & Schmeltz, 06/06)

VITALIC – "PONEY PART 1" (Pleix, 01/06)     Des objets et des corps (humains et d'animaux) sont montrés au ralenti, permettant de voir au mieux leurs surfaces, leur granulation, leurs pelages et les possibles défauts. La pulsation de la musique n'est pas un frein pour porter attention aux images, et cet aspect dichotomique des rythmes audio et visuel est justement ce qui donne le principal attrait (voire intérêt) aux clips en slow motion, jouant le plus souvent sur l'amusement ainsi amené.   Toutes les vidéos -à l'exception de celle pour Thunderheist– ont bénéficié d'un montage simple, rendant un résultat épuré et efficace. Une fois qu'ils ont remporté l'appel à projet lancé par Thunderheist, le duo de réalisateurs That Go (Noel Paul et Stefan Moore) a fait évoluer sa vidéo initiale vers la version présentée ici, surchargeant leur création de divers effets inutiles neutralisant partiellement l'efficacité créée dans la version originale de leur vidéo… laquelle n'est aujourd'hui plus visible.   Le clip de Justice ne se déroule quant à lui au ralenti que durant sa seconde moitié, durant la phase de réalisation, laquelle est donc précédée par une phase de préparation montrée en vitesse normale. Une seule exception a lieu en tout début de clip au cours d'un événement annonciateur (et donc révélé au ralenti), et qui peut être assimilé à un flash back. On y voit alors un homme peint en noir (Pedro Winter, responsable du label Ed Banger Records dont fait partie Justice) se réveiller en hurlant à la vue de ce qui lui a été fait à son insu.   Enfin, la vidéo sur une musique de Vitalic n'est pas au départ à proprement parler un clip dans la mesure où le morceau servait en fait de bande son à un court-métrage d'art vidéo du collectif français Pleix, intitulé "Birds". Les images avaient d'ailleurs été tournées bien avant le choix du morceau, plusieurs titres ayant même été testé avant que le choix des réalisateurs ne s'arrêtent sur celui-ci. Le résultat plaisant à Vitalic la vidéo a ensuite connu une seconde vie, cette fois-ci en tant que clip et connaissant une exploitation traditionnelle et passant à la télévision.